Vers l’infini et au-delà !

Puisqu’il faut introduire, introduisons.

           Certaines personnes décident sciemment de se lancer dans les études supérieures dans le simple but d’acquérir, au sens noble du terme, un savoir dans un domaine particulier. Faisant fi des considération philistines sur la nécessité d’obtenir à terme un « travail qui paie », ces derniers pataugent allègrement dans ce que la nature humaine a de quoi être fière: une paire de couilles la connaissance. Puits sans fond, elle harponne les esprits torturés et les intellects masochistes, pourfends l’ignorance de sa hallebarde millénaire et croît sans cesse pour offrir à l’humanité un panorama exceptionnel que l’on nomme « Perspective ». S’abreuver de savoir ne nourrit certes pas son homme et il faudra nécessairement retomber à un moment donné dans un réalisme douloureux. Mais avoir l’opportunité de tirer de l’humanité ses acquis permet de comprendre dans un certains sens le monde qui nous entoure. Ce dernier est une ombre gigantesque, et certains se satisferont de vivre dans l’obscurité comme Edward Cullen. Le savoir tranche de son halo de lumière cette pénombre d’incompréhension et permet de mieux appréhender l’endroit dans lequel on naît.

La dure réalité des choses.

        Mettre en place ces lumières, permettre à l’homme d’avancer hors du noir et de tracer sa route, c’est le sacerdoce de nombreux hommes et femmes. A la recherche d’un savoir nouveau, ils voguent, tels les explorateurs d’antan, sur les vagues sans fins des questions à priori sans réponses. Ces Magellan des temps modernes ont souvent un point commun, ils ont fait de la recherche leur métier, leur passion, leur but dans la vie.

          Jeunes apprentis moussaillons sur la route des nouveaux horizons inconnus, nous aspirons à appartenir à cette flotte de chercheurs d’or philosophique, de prospecteurs de consciences nouvelles, de créateurs de paradigmes révolutionnaires. Qu’importe les tumultes écumeux qui n’auront cesse que de nous harceler, qu’importe les tempêtes interminables qui croiseront notre chemin, qu’importe les monstruosités cyclopéennes des mythes de jadis qui feront tout pour nous barrer la voie. Nous nous sentons prêt à relever le défi qui se présente devant nous, levant fièrement vers le ciel nos pipettes et nos tubes Eppendorf, pour le pavillon battant de la recherche française  nous nous battrons désormais.

****

           Aventureux flibustiers que nous sommes, Emilio et Arnaud par nos mères soigneusement nommés, nous avons en effet embarqué dans une galère appellée “thèse”. Une thèse. Autrement dit, trois ans de labeur et d’épuisement acharné pour décrocher le diplôme final qui permettra de prétendre au titre de docteur. Et d’aller pointer au Pôle Emploi. Nous avons décidé d’en relater le déroulement sur ce blog (et profitons de la fin de ce paragraphe pour cesser les metaphores médiévales et aventuresques).

          Nous souhaitons au travers de ces pages, narrer notre vie de thésard. C’est une façon pour nous de communiquer sur un sujet peu traité (à notre connaissance) et que nous avons la prétention de penser qu’il pourrait intéresser quelqu’un. C’est également une façon égoïste de pouvoir nous rappeler plus tard, comment nous avons commencé notre carrière de scientifique en devenir, et de laisser une trace de ce que nous avons fait.

L’oeil expert saura discerner les sept différences entre ces deux organismes.

         L’intérêt de notre démarche (si, si) est que nous venons d’horizons disciplinaires différents (l’un étudie les cigognes, l’autre les bactéries) et que ce que nous allons faire n’aura pas grand chose en rapport l’un envers l’autre, ce qui permettra de raconter une même aventure sous deux angles distants ; et pourtant il y aura des recoupements certains. Il est certain que nous allons foirer nos expériences, les retenter, les refoirer. Comme il est certain que notre concentration de caféine dans le sang va augmenter de façon dangereusement exponentielle au cours des années qui viennent.

            Nous ne savons pas si ce projet viendra à terme. Peut être que notre travail nous empêchera de mettre à jour le blog, tôt ou tard. Peut être que nous aurons la joie d’en écrire le dernier article en Septembre 2015, avec en prime un lien youtube de notre soutenance de thèse. Peut être qu’Emilio sera renvoyé dans son pays. Peut être qu’Arnaud va tout quitter pour faire de la théologie protestante. Mais l’important sera simplement ce ce que nous aurons réussi à entreprendre. Et sans regrets.

Alors, au travail.

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1 commentaire

Classé dans Kikoo les copains

Une réponse à “Vers l’infini et au-delà !

  1. Jean-Christophe P

    trêve de bavardage les gars …. au boulot maintenant, la route est longue et le temps est compté … bon courage.

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