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La fin du voyage

par Emilio


 

Il est de ces tâches que nous savons être indispensables pour avancer dans la vie. Elles peuvent être ingrates, difficiles à attaquer, tant et si bien que leurs ébauches même revêtiraient un poids si lourd qu’il nous parait insurmontable. Mettre un point final à un blog commencé en début de nos thèses, alors même que nous ne sommes plus dans la sphère de la recherche publique, et ce depuis nos soutenances respectives, en fait partie.

Mais arrive le jour où vous réalisez que de ne pas finir quelque chose, c’est aussi quelque part s’accrocher au souvenir qu’on en garde, au désir nostalgique de pouvoir revivre certaines des grandes étapes qui nous auront mené jusque là où nous sommes, en s’arrangeant pour oublier ce qui nous aura le plus déplu. Nous avons, dans nos vies respectives, franchi des caps, tourné des pages, commencé de nouveaux projets, qui ne sont plus en adéquation avec la raison même de l’existence de ce blog.

C’est pourquoi nous avons donc, Arnaud et moi-même, pris la décision conjointe de mettre un point final à notre site. Ce dernier article aura pour but de donner de nos nouvelles une dernière fois, faire deux-trois blagues scatophiles parce qu’on sait pertinemment quel public on a, et enfin parler de notre avenir hypothétique (SPOILER ALERT: on en a pas).

 

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L’avenir hypothétique (colorisé pour plus de gaité)

Pour commencer sur une bonne note tout de même : nous sommes désormais tout les deux docteurs. Voila. OKLM. Ravale tes larmes, ramasse tes dents, et n’oublie pas de prendre ta jalousie en rage-quittant cette page. Car oui monsieur, OUI MADAME, malgré toutes les déconvenues, les engueulades, les dépressions, les suicides, les résurrections, les re-suicides, les murges, les cuites, les beuveries, nous sommes arrivés au bout de notre objectif initial : pouvoir mettre un « Dr. » devant nos noms, et ce jusqu’à la fin des temps. C’était bien évidemment la seule raison, et je vous prierais de nous appeler désormais par nos titres gagnés à la sueur de nos fronts : Dr. Acula et Dr. Agibus.

Nous avons évidemment tous les deux vécu cette journée particulière de manière différente, et il faudrait un article entier consacré à ce sujet pour en parler. Mais voila, c’était il y a longtemps (26/11/2015 pour moi et 16/09/2016 pour Arnaud), de l’eau a coulé dans la cuvette de vos WC, et cela n’aurait guère de sens de rentrer dans les détails maintenant. Sachez juste qu’on a tous les deux beaucoup pleuré, qu’il y avait notre famille et nos amis, qu’ils nous ont vu pleurer, qu’ils ont eu honte, et qu’ils nous ont jeté des cailloux parce qu’ils avaient honte, qu’on a tous bu, qu’on a un peu vomi, qu’on a beaucoup ri, et qu’on se souviendra probablement de cette putain de journée toute notre putain de vie (« putain » rime avec « putain », rime riche, tu peux pas test).

Nous y sommes finalement arrivés. Cela nous aura demandé du temps, beaucoup d’abnégation, de sacrifices, mais nous y sommes enfin. Nous tenions encore une fois, au travers de ces quelques lignes, remercier chaleureusement et pour l’éternité tout les proches, amis, familles, voisins, animaux domestiques, mentors, modèles, cafetières, frigo, arbres, Jean-Luc Reichmann etc… qui nous ont poussés jusque là et qui sont l’une des grandes raisons de notre réussite.

Et évidemment, nous tenions à vous remercier tous d’avoir suivi notre blog, et d’avoir lu le flot ininterrompu de conneries qu’on a pu y déverser. Lorsqu’un certain Arnaud est venu me voir, il y a de cela plus de 4 ans et demi maintenant, pour me proposer d’écrire un blog en sa compagnie, jamais je n’aurais cru possible qu’il existait autant de personnes sur Terre capable d’apprécier cette alliance parfaite mais néanmoins subtile de scatophilie, de sciences, d’auto-apitoiement et de jeux de mots approximatifs. Vous avez été plusieurs dizaines de milliers à nous suivre (2 en fait), vous nous avez obligé à écrire des articles alors qu’on avait clairement autre chose à faire (vous ne nous avez jamais rien demandé), merci à vous d’avoir été là et d’avoir apprécié notre travail (vous êtes venu par hasard et vous avez détesté), et d’avoir permis à notre blog de sortir en première position pour la requête « thèse biologie » sur Google (ok ça c’est vraiment cool).

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Gloire à toi, Jean-Luc !!

Pour ce qui est de la suite, à chacun son petit paragraphe

Emilio

C’est presque la larme à l’œil que j’écris ces dernières lignes. Parce que honnêtement je suis un sentimental, et que ça m’embête de vous dire au revoir après tant d’années à essayé de vous divertir avec mon malheur. Mais c’est logique de s’arrêter ici, et il aurait été encore plus triste de laisser ce blog mourir sans une dernière saillie mi-drolatique, mi-dépressive de notre part. Pour la suite, je pense qu’ Arnaud est dans le même cas que moi, nous n’avons pas trop de réponses à vous apporter. Mais dans mon cas plusieurs choses sont certaines :

1) J’ai ouvert mon cabinet d’études et de conseils en biostatistiques. Je n’ai aucune idée de si ça va marcher ou pas, si c’est une brillante idée et la pire des âneries, mais bon c’est trop tard de toutes manières c’est fait. Vous en entendrez bientôt parler je vous le promets.

2) Je ne suis pas devin (ni de bière par ailleurs), donc je ne saurais dire si je vais revenir un jour vers la recherche publique ou non, et sous quelle forme. Ce qui est sûr c’est que je ne pense pas arrêter la Science en elle-même, et que je vais tenter de trouver un moyen de continuer à en faire, même un peu. Si vous voulez me suivre (d’un point de vue académique, pas dans la rue espèce de pervers) vous pouvez toujours checker mon profil Researchgate ou encore mon profil Google Scholar (j’ai même sorti un article !!!). Et si vous avez 5 minutes à tuer, lisez ma thèse, ça vous fera pas de mal d’en apprendre plus sur la Cigogne blanche et le Cincle plongeur.

3) Je ne me sépare pas d’Arnaud ne vous inquiétez pas (d’ailleurs ce dernier sera même témoin à mon mariage !!!!!). On ne sait pas encore sous quelle forme, mais vu qu’on aime bien écrire ensemble, peut-être qu’un jour vous nous retrouverez de nouveau en binôme d’écriture quelque part, qui sait ?

En attendant, je vous remercie tous du fond du cœur une dernière fois, ça a été 4 années géniales en votre compagnie. Sachez que je me suis éclaté à écrire des conneries pour vous faire marrer et vous en apprendre plus sur le doux monde du doctorat en biologie. J’espère qu’on se reverra vite ! Des bisous sur les fesses !!!

Arnaud

C’est l’histoire d’un mec qui m’écrit à 2h du matin pour m’annoncer après des mois de page blanche que l’article final d’OSAG est prêt. Et qu’il me faut donc vous raconter ce qu’est devenue ma vie de Docteur après cette fameuse soutenance de septembre dernier, dont beaucoup se souviendront (parce que perdre son piercing à la langue en face de son jury, ça n’a pas de prix). Vous aurez pu remarquer au cours de la lecture de ce blog que nos illusions et notre envie de croire en la Recherche (celle, noble, qui amène l’Humanité à s’élever) se sont assez vite heurté aux coups durs de la réalité, et ce serait mentir de vous raconter que la thèse a été une expérience facile. Mais elle a été très enrichissante, et m’a montré (par divers moyens retors et tordus) que je ne suis peut-être pas fait pour la recherche fondamentale. Ou du moins, pas comme je le pensais.

Une constante en ma personne a toujours été de vouloir m’exprimer, et notamment par l’écrit. Sans vous parler de mes fan-fictions porno que j’écrivais au collège (parce qu’il faut bien ce qu’il faut lorsqu’on a pas accès à internet), j’ai trouvé une certaine forme d’épanouissement dans la rédaction. A ma grande surprise, peut-être, (et à celle de ma directrice, assurément) la rédaction de mon manuscrit de thèse (223 pages, ZBRA) a été un vrai moment de plaisir. Je me suis aussi grandement ouvert par ma qualité de rédacteur en chef de DC Planet. Après remise en question dans les derniers mois de ma thèse et une formation de « bilan de compétences », j’ai décidé de continuer à… poursuivre des études. Ouais, parce que 10 ans ça ne suffisait pas. Je suis donc actuellement en M2 de Communication Scientifique (j’ai skippé le M1, parce que hé, pas fou non plus).

Ainsi, plutôt que de FAIRE la science, la recherche, j’ai pour ambition d’en PARLER, de communiquer dessus. Et pour avoir déjà un grand pied dans ce monde, je souhaite en quelque sorte faire passerelle entre ce domaine et le grand public, mais aussi les institutions publiques et privées. Et y mêler un peu de politique, pourquoi pas ? En tous les cas, il est clair que la rédaction, entre autres formes de communication, est un point fort sur lequel je compte appuyer mon futur professionnel. Je pense par ailleurs ouvrir une page internet comme « carte de visite » sur laquelle je compilerai un échantillon des articles que j’ai pu rédiger récemment (en gros : je parle de science dans Batman, de zoophilie ou d’économie numérique pour les médias) – dont un a été primé (zbim). Et vous pourrez continuer de me retrouver aussi longtemps que je pourrais sur DC Planet.

Sur ce je vous dis à très bientôt, on se reverra lorsqu’Emilio et moi aurons écrit notre premier roman (et POURQUOI PAS HEIN ?) et merci encore à vous d’avoir suivi nos péripéties pendant ces quelques années.

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P*tain, un an !

Le titre de cet article est à la limite du mensonge puisqu’en vrai, nous avions ouvert le blog en Septembre. Nous faisons plutôt référence à notre première année de thèse écoulée. Du temps a passé, des larmes ont coulé, mais pas que. Nous avons aussi fait quelques dépressions, passé beaucoup de temps à boire pour oublier, Emilio s’est mis à fumer comme un pompier, je prends régulièrement de la drogue, et les manips n’ont toujours pas commencé à donner de VRAIS résultats. Vous savez, de ceux qui existent dans les contes et légendes de la Science, de ceux qu’on aperçoit des fois au loin, de ceux qui te permettent de publier – parfois, si vous ne tombez pas en face d’une horde de peer-reviewers aux yeux acérés qui vous diront que « non, votre test de Kricolw-Najauski ne donne qu’une p-value de 0,498 et ça ne suffit pas » et vous obligeront à recommencer l’analyse des données de votre fichier Excel de 3,4 Go. Bien sûr, ça peut encore plus mal se passer si en retour vous faites des allusions douteuses sur les relations qu’entretient le reviewer avec les membres de sa famille.

Alors pour fêter une année de labeur, de travail, de frustration, de déception, d’énervement, d’ébriété, de lamentations, de désespoir, de fatigue, d’isolation, d’aigreur, de caca (hé oui), et de procrastination sur le Internet, quelle autre meilleure façon que de faire un petit (du moins, on va essayer) article pour vous dire ce que nous pensons de l’année passée ? Oui, on aurait aussi pu faire une teuf avec des cadeaux pour tout le monde, mais un article c’est déjà pas mal. Nous vous proposerons également en second temps quelques statistiques amusantes du blog et, je spoile un peu désolé, on vous remerciera d’être là, d’être présents et de nous donner nos 5 visites par jour qui comptent pour nous autant qu’une pipe compte à un Hobbit. Ou une pipe pour un homme de façon plus générale.

1. Un an après, par Arnaud

C’est donc à moi d’accomplir la lourde tâche de continuer cet article après cette superbe introduction que j’ai moi-même rédigée. Et donc de vous dire comment je ressens le fait d’être un doctorant, un an après avoir commencé. Au premier abord, je suis toujours en vie, et c’est déjà plutôt un bon point. On m’avait dit que faire une thèse, c’est une succession de hauts et de bas, avec plus de bas que de hauts par ailleurs. De mon point de vue, si cette tendance n’est pas illusoire, elle ne s’est pas autant manifestée que je m’y attendais. En fait, et c’est encore plus vrai depuis ces derniers temps, je suis sur une sorte de courbe toute plate – comme le relief de Belgique ou une fille de douze ans – et assez morne : je n’ai pas de grandes raisons d’aller chialer dans les jupes de la mère d’Emilio, puisque je relativise en pensant à d’autres qui ont des soucis (au labo, j’entends) plus importants que ça. Mais je n’ai pas non plus de grosses raisons de m’extasier puisque soit mes manips ne marchent pas soit les résultats ne sont pas vraiment interprétables. De plus, on m’a récemment appris que Gotham City n’existe pas – admirez ce petit teasing du prochain « Gargarisme et Auto-Satisfaction » en même temps qu’un coup de pub pour nos ennemis jurés du pire site de l’univers. Je n’ai pas envie de m’étaler sur un paragraphe dont la longueur serait inversement proportionnelle à celle d’un pénis de chinois (vous pouvez me dénoncer ici) alors je vais faire quelque points :

  • La Science c’est cool, mais à force de frustrations, d’échecs, de demi-réussites, une certaine lassitude s’installe, et remets en doute mes perspectives d’avenir. Parce qu’au vu de la situation actuelle et celle à venir, je ne doute que les choses s’arrangent.
  • La thèse au quotidien c’est quand même ‘achement sympa. Entre le café, les pauses-café, la pause pré-déjeuner, la pause-travail, le goûter, et ensuite l’apéro (qui s’achève quand tu ré-ouvres les yeux le lendemain matin), on ne voit clairement pas le temps passer. Vous ai-je dit que je prenais de la drogue ?
  • Faire de l’enseignement a été quelque chose d’absolument salvateur pour moi, en me permettant de m’adonner à une activité que j’affectione particulièrement et de me faire oublier la mornitude du labo.
  • Ce point-ci est un leurre, il n’y a rien de pertinent écrit ici. Haha, je vous ai bien eu.
  • Ceux qui se sont dit « Mais il n’y a rien de pertinent nulle part » en lisant le précédent point, je vous invite à aller voir ailleurs si j’y suis. NON. Je plaisante ! Restez, RESTEZ !!!

Je sais que je dois avoir l’air négatif mais je garde énormément de bon souvenirs de cette première année : les coups bus avec les collègues et les copains, les rigolades au labo, le fait de présenter des résultats motivants, ou de lire des papiers vraiment intéressants et bien foutus… Mais le truc qui m’a le plus marqué je pense, c’est la formation où j’ai dû (enfin, j’ai voulu) présenter mon sujet de thèse à une vingtaine de doctorants que je ne connaissais pas… déguisé en Batman.

2. Un an après, par Emilio

C’est toujours compliqué d’essayer de faire un bilan de quelque chose qui est encore loin d’être terminé. Nous sommes théoriquement seulement au tiers de notre thèse, et pourtant il y a déjà tant de choses à raconter, tant de peines à partager, tant de joie à décrire. Je vais essayer d’être aussi concis que mon camarade afin d’éviter de vous saouler avec un article par ailleurs déjà trop long.
Comme Nono, si je vous écris aujourd’hui cela prouve bien que je ne suis pas mort, que je vais passablement bien, et que donc la thèse n’aura réussi qu’à tuer une partie de mon dynamisme, de ma motivation et de mes espoirs (à défaut de me tuer tout court). J’avoue avoir été très rapidement  surpris par l’engagement que demande une thèse : on pense pouvoir gérer le stress et les inquiétudes, et on se retrouve au final à ne penser en grande partie qu’à ça. C’est comme un énorme vortex, un tourbillon gigantesque qui vous aspire littéralement, et il faut lutter pour vivre, penser à autre chose. La thèse est un travail, mais le fait est qu’il s’insinue pernicieusement dans votre esprit, à tel point qu’il se retrouve être le seul sujet de conversation que vous pourrez avoir avec les Moldus (ce qui va vous rendre d’emblée chiant, aigri et condescendant (les escaliers)).
Mes recherches ont vécu autant de hauts et de bas qu’une piste de motocross, et la tendance est à la chute depuis pas mal de mois maintenant. Quand vous accumulez une poisse légendaire avec des obstacles insurmontables, vous vous retrouvez à changer en partie de sujet de thèse au bout d’un an. Je ne me plains pas, ça aurait pu être largement pire, j’aurais pu ne pas avoir de porte de secours, mais le fait est qu’accumuler les échecs amène une certaine lassitude qu’il devient difficile de combattre. Il faut espérer que l’avenir sera auréolé de papiers prestigieux (Objectif : deux Nature et un Cell même si c’est pas mon domaine) et de résultats magnifiques, sinon je vais encore faire des articles où je me plains.

Mais, de manière beaucoup plus positive, la thèse se révèle être sur d’autres plans (notamment humain) une expérience formidable. L’aspect social de la thèse est une part importante, pour ne pas dire cruciale, et pouvoir compter sur un entourage jovial, compréhensif et alcoolique permet de se lever le matin en ayant envie d’aller au boulot. J’ai eu l’occasion de voyager un peu lors de ma première année (d’ailleurs je vous écrit de Bourgoin-Jallieu mes braves !), ce qui m’a permis de voir un peu du pays (Saint-Malo, Montpellier, Lyon, etc…). C’est pas non plus exceptionnel comme voyages pour le moment, mais c’est un aspect positif qu’on ne saurait négliger.

En somme, plus j’avance, plus ça devient difficile, et plus je suis incertain quand à mon avenir (l’après-thèse). En attendant des résultats et des papiers qui justifieront le fric que l’état débourse pour moi (100 000€ sur trois ans, rien à faire de la clause de confidentialité, j’suis un ouf’ !), je serre les dents en compagnie de gens au moins aussi déprimés et déprimants que moi, à cramer mes sous dans des liquides alcoolisés en enviant le barman pour sa stabilité mentale et professionnelle.

PS: Si vous voulez savoir à quoi je ressemble désormais (barbe et cheveux encore plus longs) et sur quoi je travaille exactement, c’est ICI

3. Les statistiques, des fois, c’est rigolo 

Il faut savoir que WordPress met à disposition pour les blogueurs un panel d’indices et de données qui renseignent notamment sur la provenance des visites. En gros, on peut savoir dans une certaine mesure qui vient sur notre site : combien vous êtes exactement, de quel pays vous êtes originaire, quels mots-clés vous avez tapé dans vos moteurs de recherche ou à partir de quel site vous venez. En plus d’être assez informatif sur nos lecteurs et l’intérêt que ces derniers portent à nos publications, cela se révèle être source de franche rigolade lorsqu’on se penche plus en détail sur certains de ces indices.

Tout d’abord, les pays d’origine. Il faut dire qu’à partir du moment où nous avons communiqué nos publications sur Facebook, les visites ont quasi sextuplé (sexe  steuplait ?). Cela a induit un meilleur référencement de notre site sur les moteurs de recherche type Google et autres, ce qui a permis à notre site d’augmenter sa visibilité aux yeux du monde. Mais voyez-vous même :

Nous remercions plus particulièrement nos lecteurs finlandais et taïwanais qui ont dû bien se demander ce qu’ils foutaient là.

Nous sommes forcément très heureux de voir que notre blog sort des frontières de notre modeste pays, et qu’il atteint même des contrées surprenantes et non-francophones. On serait curieux de voir comment ces gens sont arrivés ici, et surtout ce qu’ils ont pu comprendre de nos articles. Il faut bien se rendre compte qu’un Grec qui tombe par mégarde sur notre blog ne doit pas comprendre un traitre mot de ce qu’il se passe, se retrouvant dans l’incapacité de déterminer si le blog parle de nourriture pour hamsters ou de pêche à la ligne…

Mais le plus drôle, ce qui nous a valu de sacrés éclats de rire (car oui, nous savons rire aussi), ce sont les mots-clés utilisés par les gens avant de tomber sur notre blog. Il y en a tellement que nous avons dû les classer en différentes catégories :

Le « number one »

néron

Cette phrase, titre d’un des articles phares de notre blog (écrit par le talentueux Emilio), est le mot-clé le plus utilisé par les gens avant de tomber sur notre blog. Surprenant ? Pas vraiment. Cette phrase est issu d’une série de sketchs des feus Robins des Bois, meilleurs troupes de comiques de France. Les gens cherchent l’origine de cette phrase sur Google, et SBIM ! Une visite pour OSAG. La classe, la vraie, Auchan.

Ceux qui recherchent de l’aide…

aide

…et qui malheureusement sont tombés sur notre blog. À défaut de les avoir aidé, on espère les avoir divertis un peu dans leurs quêtes de savoirs.

Les rageux/dépressifs

rage

Eux on les aime bien. On se dit au final qu’on est pas les seuls, qu’il y a même pire. On sent toute la rage qu’ils emmagasinent tout au long de la journée, cette même rage qu’ils abandonnent sur leur clavier le soir venu afin de cracher leur venin sur les Internets. On sent la détresse de certains, détresse que nous avons pu également ressentir par moment. Merci les gens, et courage !

Les mots-clés que l’on prend comme des insultes personnelles

insultes

Merci beaucoup, et allez bien vous faire m*ttre

WTF ??!!??

wtf

Là on avoue n’avoir rien pigé. Si des gens peuvent nous éclairer sur le lien entre cette liste et notre blog on est preneur. Parce qu’à part nous dire que notre blog est lu par des pervers, des antisémites, des urophiles, des zoophiles ainsi que des trisomiques 21 atteint d’autisme sévère et ayant vécus dans une grotte jusqu’à leurs 16 ans, on voit pas très bien…

Pour conclure cette partie sur les mots-clés déjà bien longue, sachez qu’on commence, grâce au référencement, à avoir une place de choix dans les résultats que Google sort pour certains mots. Ainsi, nous sommes parmis les premiers résultats lorsque vous tapez « thèse biologie » ou encore « blog thèse biologie ». Tout ça c’est grâce à vous tous qui nous lisez, alors encore une fois merci bordel !

4. Ce titre de section vous est dédié 

Tout comme le reste de ce qui va suivre. On souhaiterait vraiment vous remercier d’être là, ceux qui le sont depuis le début, ceux qui nous ont rejoint en cours de route. En ce moment on tient une moyenne de 20 visites par jour (ou presque) et c’est GIGANTESQUE (bah ouais, au moins 20 fois plus) que ce qu’on faisait encore au début de l’année.

Le pic de 84 visites en plus, c’était même pas grâce à nous…

On vous remercie aussi de vos interventions, de vos mots doux, de vos commentaires sur le blog ou IRL (quel plaisir de s’entendre dire « nan mais c’est de la merde ce que vous faites »… Je plaisante, personne ne nous a jamais dit ça, évidemment. C’était de la « sous-merde », plus exactement). C’est super cool de lire vos réactions (Emilio en attrape même des érections fabuleuses) donc on vous invite à continuer à commenter nos bêtises, parce que ça fait vivre le site et que plus on est de fous plus on rit (j’aurais également pu dire que pierre qui roule n’amasse pas mousse ou qu’un tiens vaut mieux que deux tu l’auras, mais c’est un peu hors-propos).

On remercie également nos guests qui sont venus écrire et maintenir le site à flots quand on avait la flemme pas le temps. Il faut remarquer d’ailleurs que 100% des guests qui ont contribué à l’aventure OSAG ont par ailleurs ensuite ouvert leur propre blog. C’est triste parce que ça nous fait un manque de main d’oeuvre, mais quelque part on sent un peu fier en se disant qu’on a contribué à vous lancer dans votre épopée. En tous cas, si ça continue comme ça, on va créer toute une blogosphère strasbourgeoisicodoctorestudiantine ! Une sorte de famille (la famille, si siiiii) dont on serait les parrains. Donc, même si on dit du mal de vous, on vous souhaite bon courage pour ce que vous faites !!

Bon par contre c’est pas tout de dire merci, mais moi j’ai des gargarismes à finir.

Arnaud & Emilio

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« Biologeeck » est le pire site de l’histoire de l’humanité

Et je pèse mes mots…

Que dire ? Mais que dire de plus que le titre n’évoque pas déjà ? Je suis fortement peiné de devoir faire un article dessus parce qu’honnêtement j’ai vraiment autre chose à faire, genre écrire un article scientifique (on y croit), écrire un article plus intéressant pour le blog (on y croit aussi), ou encore jouer au squash avec un sosie féminin d’Édouard Balladur que j’ai eu l’honneur de rencontrer hier au Macumba  (Lisa si tu me lis…). Mais non, je suis devant mon écran d’ordinateur à devoir écrire un article à propos du site le plus ignoble et le moins intéressant de l’histoire de l’évolution (lien). Soit, maintenant que j’y suis, rentrons dans le lard sans perdre plus de temps.

"Biologeeck", je vous demande de vous arrêter.... je vous demande de vous arrêter !

« Biologeeck », je vous demande de vous arrêter…. je vous demande de vous arrêter !

Biologeeck est un blog qui cumule énormément de points négatifs qui à mon sens sont totalement rédhibitoires. La liste est beaucoup trop longue, et je vous promets que ma dernière tentative de coucher sur le papier l’interminable file des défauts de ce charmant blog m’a fait remettre en question l’existence de l’Univers dans sa forme actuelle :  pourquoi ? Mais pourquoi en arriver là ? Pourquoi l’univers tolère-t-il l’existence de ce blog ? À quoi sert l’évolution si c’est pour nous mener à ça ? Non mais franchement ?

Il s’agit avant tout d’un blog qui traite de plusieurs thématiques principales (que je vous laisse la joie de découvrir plus en détails) : Jeux vidéo, Cinéma, et….. « trucs de Geek » (sic). Le plus triste, c’est de se dire qu’ils ont choisi ces catégories volontairement. À la limite, un couteau sous la gorge, un flingue sur la tempe, la trilogie Batman de Nolan projetée devant moi (l’horreur absolue) le tout sur une musique de Colonel Reyel, j’aurais pu moi aussi créer une rubrique « Geek » sur notre blog. Mais ce sont les seules conditions envisageables. Ce site part dans toutes les directions, n’arrive jamais à se recentrer sur un sujet précis, contrairement à notre magnifique blog à nous (sur lequel vous êtes). Qui ça peut intéresser, sincèrement, les jeux vidéos, le cinéma, et les trucs de « Geeks » (p*tain j’ai mal aux phalanges en écrivant ça je vous assure), à part 97% de la population ? AUCUN CHALLENGE ! AUCUN DÉFI !

Et un plus, un des auteurs a déjà violé une poule...

Et en plus, un des auteurs a déjà violé une poule…

Arnaud et moi-même sommes de vrais guerriers. Sachant qu’il y a en France seulement 1% des gens qui a un Doctorat, on cible potentiellement 97 fois moins de personnes que Biologeeck, et c’est tant mieux. « Pourquoi c’est tant mieux ? » je t’entends te demander derrière ton écran, l’air interrogateur, la circonspection se lisant sur ton visage crispé qui essaye difficilement de déchiffrer le charabia d’autosuffisance condescendante que je suis en train de pondre maladroitement.  Hé bah je vais te le dire, je suis pas une machine, laisse moi le temps de tout t’expliquer voyons. Biologeeck est un blog qui va attirer beaucoup de monde, parce que les sujets sont traités par une équipe motivée de trois clampins en mal de reconnaissance et voleurs d’idée,  sur des sujets porteurs (« trendy » pour les anglophones). Ils n’auront aucune marge de (Philippe) manœuvre potentielle, car le nombre très important de lecteurs que ce site va drainer les obligeront à rester dans le politiquement correct. OfStorksAndGerms (OSAG pour les intimes, dont tu fais partie) n’a pas ce problème. Nos quelques 6 lecteurs sont relativement ouverts d’esprit (sauf un qui se reconnaîtra grâce à la prochaine image), connaissent le milieu dans lequel nous évoluons, ce qui nous permet d’être totalement libre dans l’écriture. Nous pouvons faire et écrire ce que nous voulons (conférer les Tags situé sur la gauche de l’écran…….non, l’autre gauche), ce qui nous rends heureux et qui nous fait sentir bon. Tiens d’ailleurs « CHATTE ! », pour le principe.

Miaou?

Miaou?

Je souhaite énormément de courage à l’équipe rédactionnelle de Biologeeck, car tenir un blog à plusieurs est vraiment une expérience géniale et déprimante à la fois. C’est comme se lever le matin, sentir le café chaud enrober de sa vapeur ton visage endormi, le goûter prudemment et se rendre compte que tu as inversé le sucre et le sel.
Partis comme ils le sont, le site ne va pas tarder à disparaître, s’écroulant sous le poids de ses objectifs trop élevés et du manque de talent de ses auteurs, donc courez vite le lire avant qu’il ne soit trop tard ! Pour rappel, voici le lien : http://biologeeck.over-blog.com/ et si ça ne suffit pas on place le site dans notre barre de favoris à droite (oui, cette droite-là).

PS: J’attends une réponse cinglante de leur part. Ils seront méchants, ils seront vils, ils seront moches. Ne ratez pas ça !

Emilio

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Présentation #2 : Emilio

Emilio

Le ton est donné.

Emilio est en France depuis sa naissance alors qu’il ne possède aucun papiers, et risque à tout moment d’être expulsé vers son pays natal, où ses copains à poils et à la facheuse tendance à cracher sur les gens qui les embêtent attendent avec impatience son retour. C’est pour cela que je veillerais à taire au mieux sa véritable identité.

Originaire du Chili, ce qui explique son imposante pilosité et sa tendance à baver quelque peu, Emilio se passionne des choses qui intéressent peu le commun des mortels : les cigognes. A part les Alsaciens légèrement chauvins (ce qui relève presque du pléonasme) qui vénèrent ces reptiles à plumes autant que leurs spécialité culinaires, peu de gens voient vraiment en quoi étudier ces animaux peut être d’une quelconque utilité publique (personne n’a jamais entendu un député s’écrier « ZZZOMG LAY SSYGAUGNES CAY TRO AINPAURTAN » à l’assemblée). Et pourtant. Emilio a décidé d’en faire son sujet d’étude pour sa thèse. Ce qui est assez curieux au vu de l’ensemble de son parcours.

Si on revient en effet en arrière, Emilio a hésité lors de son passage en Master (après avoir effectué brillamment une licence de théologie protestante) à étudier l’éthologie (la science du comportement animalier) et la microbiologie (la science du Savoir absolu et qui permet de pécho un max de filles). Sachant bien sûr que la première voie ne lui amènerait aucuns débouchés ni revenus, Emilio se jeta dedans (« je suis toujours prêt à relever un bon challenge »). C’est pas comme s’il était pauvre au point d’avoir déjà vendu trois reins pour se payer ses études (il peut d’ailleurs remercier ses frères et soeurs pour cela). Mais bon. Il parvint à boucler son Master. Et alors qu’il aurait pu choisir un sujet vendeur sur des animaux intéressants, il choisit de se jeter sur cette brute à plumes que constitue la cigogne. Quitte à n’avoir aucun avenir, autant le faire le plus proprement possible. Ce qui est bien c’est qu’avec son travail de thèse il pourra sûrement obtenir un job d’animateur à Cigoland.

Le travail d’Emilio va porter  sur la migration des cigognes blanches (il a choisi de ne pas s’intéresser aux cigognes noires parce que déjà c’est rien que des voleuses et que de toute façon les histoires d’immigration ça lui rappelle de mauvais souvenirs). Ce qui l’importe, c’est de déterminer quelle est la part génétique (donc, propre à la science des gènes) et quelle est la part familiale qui explique les distances et les destinations choisies par les cigognes d’Alsace lorsqu’elles vont en Afrique. Et également d’établir comment s’inscrit dans ces processus la part la plus importante de tout phénomène : la part DIVINE. Il pourra ainsi répondre à la question que l’on pose désormais à tout thésard qui se respecte à la fin de son exposé : « Et, Monsieur, Dieu dans tout ça?« . Emilio est en effet un créationniste chevronné qui pense que Darwin n’était qu’un vieux fou qu’on a écouté simplement parce qu’à l’époque il n’y avait pas la télé et qu’il fallait bien s’occuper. Heureusement qu’on a Patrick Sébastien maintenant.

Faites votre choix. Mais la théorie de droite est quand même beaucoup plus cool.

Il ne faut pas oublier qu’avant d’être un thésard, Emilio est également un être humain, avec ses qualités et ses défauts. Comme défaut, il a la mauvaise habitude de s’y prendre toujours au dernier moment pour faire les choses qui sont à faire au plus vite. Ce qui sera très amusant à observer, par exemple, quand il commencera à rédiger son manuscrit de thèse la veille de sa soutenance. Il a également des goûts culturels assez peu communs ; il adore le viking métal. Je vais m’arrêter tout de suite sur ce point pour ne pas effrayer les lecteurs, mais sachez que ce genre de maladie est reconnue par l’OMS au même titre que le cancer du SIDA. Concernant les qualités, bien qu’elles soient nombreuses, elles sont actuellement enfouies dans la barbe imposante (et qui sert d’abri à de nombreuses espèces d’insectes méconnues) d’Emilio (qui a eu la brillante idée de, je cite, « ne pas se raser durant toute ma thèse, comme ça je ressemblerai à un clochard hirsute et je ruinerai ma vie sociale ») et je n’ai pas sur moi de débroussailleur qui me permettrait de les énumérer. Et puis faut pas déconner, écrire du bien des gens, c’est vraiment pas mon truc. J’espère donc que vous aurez eu un léger aperçu du thésard qu’est Emilio et je lui souhaite bon courage et de réussir ce qu’il fait pendant les trois prochaines années (je ne préfère pas penser à ce qui arrivera après).

TL;DR : Emilio est un thésard sympathiquement barbu, passionné d’oiseaux et de la Bible.

Arnaud

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